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Life is Strange 2
Dans la catégorie Jeux vidéo, publié par Guns le 21 décembre 2019, dernière modification le 21 décembre 2019
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Une suite qui passe à côté de son sujet, dont on attendant vraiment mieux

 

 

2 étoiles

Histoire

 

L'histoire nous plonge dans les affres d'une fratrie américano-mexicaine de Seattle, dont le plus jeune frère se découvre un pouvoir de télékinésie. Mal maîtrisé, dans un contexte malencontreux, ce dernier provoque la mort d'un policier. Débute alors la cavale des frères Diaz, au fil des 5 épisodes de ce Life is Strange 2, Lis2 pour les intimes et les feignasses du clavier.

Critique

 

Il est impossible de parler de Lis2 sans le resituer dans le contexte. Pour rappel, le studio français Dontnod était au bord de la faillite quand il a sorti, aidé de Square Enix, le premier Life is Strange. Petit jeu épisodique, il est devenu une sorte de phénomène au fil des sorties des épisodes, car il abordait des thèmes rares dans le domaine vidéoludique : le mal-être adolescent, l'homosexualité, la dépendance à la drogue, le suicide. Ce jeu qui s'articulait autour d'une enquête sur la disparition d'une fille du lycée, j'en ai parlé longuement ici.

La force de LiS fût de créer un lien émotionnel avec le joueur, qui, sans s'en rendre compte, au fil des épisodes, liait Max et Chloé, et s'identifiait non pas à l'une ou l'autre protagoniste mais au tout qu'elle formait, façonnant la définition de ce tout. Les choix pouvaient sembler léger et sans incidence, mais plus d'un s'est trouvé figé pendant longtemps (certains plusieurs heures) devant un choix final, pure essence du dilemme Corneilien. L'ensemble des choix effectués conduisant à une fin binaire a été un reproche fait aux producteurs par les moins impliqués émotionnellement, ceux restant accroché aux principes de mécanique de jeu, qui se sont senti floués.

Lis2 les a écouté. Et c'est bien dommage. A la fin de Lis, on a eu le droit à un intermède vidéoludique au travers de Lis: Before the Storm, développé par un autre studio pour étoffer (et rentabiliser) la franchise, c'était la première étape d'un fan service dommageable. Cependant, Lis:bts (oui) était un bon jeu, dans la même veine que Lis.

Lis2 reprend ce principe de fan service en nous offrant plusieurs fins, dépendantes pour le coup de l'ensemble des choix principaux fait lors des 5 épisodes. C'est dans l'idée très bien. Problème : pour que cela fonctionne, il faut que le jeu nous hameçonne. Il faut qu'on se sente impliqué dans le destin des frères Diaz.

"Ne bouge pas, surtout ne commence pas le jeu"

Dans le détail, lors du premier épisode, on s'endort en incarnant le grand frère, et on se demande où le jeu risque de nous emmener. En effet à ce moment-là on ne sait pas encore quelle sera la trame du jeu. On comprend rapidement que cette trame sera celle de l'amour fraternel. Le petit frère se découvre un pouvoir, et comme tout gamin de 10 ans, ne sait pas se tenir, c'est à vous, avec cet amour familial inconditionnel, de faire en sort de l'éduquer, de le protéger.

Dès lors débute la fuite, vers ce Mexique de nos racines. Le jeu plonge ici dans un discours politique d'actualité avec la construction du mur voulu par Trump entre les USA et le Méxique, et d'ailleurs nous aurons plusieurs fois le droit à un message politique qui est partie prenante. C'est bien qu'un jeu veuille porter un message, malheureusement là, ça tombe un peu à côté car ...

... on a qu'une envie (en tout cas moi) dès le début : buter cette famille. Le travail d'acteur sur Sean est déplorable (Sean est le grand frère, Daniel le petit frère). Le ton est geignard tout le temps, c'est insupportable. Le petit frère est tellement pénible qu'on a qu'une envie, c'est de le pousser sous un train. On se retrouve à faire du baby-sitting pendant5 épisodes, et le seul sentiment qu'on en ressort c'est de la pénibilité. Avec les situations vécues par les joueurs, il nous devient impossible de nouer une relation avec le duo, qui oscille entre le pathétique et le très bas âge.

Cahin caha

De plus, les phases de jeu sont très très inférieures aux opus précédents, on ne fait pas grand chose, voire rien. Quelques phases interactives viennent peupler l'histoire que l'on subit, et c'est tout. Là où dans Lis on devait de nous-même trouver le temps d'aller se poser pour réfléchir (excellente mécanique de jeu) dans Lis2 on n'en éprouve pas le besoin tant c'est lent et blablateux de base. Je zappe les passages de dessin, c'est assez inintéressant, mais il fallait bien trouver des "collectibles" pour remplacer les polas de Lis.

Par ailleurs, quitte à prendre le parti de faire un jeu qui sort de l'univers du premier, autant l'assumer. Là, le 5eme épisode de Lis2 nous replonge dans le premier, au travers de David. Bien entendu, selon la fin que l'on aura choisie dans le 1, les discussions seront différentes, mais on nage ici en plein fan service inutile.

allo maman, bobo

Au final, j'ai subi ce jeu plus que je n'y ai joué, je suis resté pendant le très longues minutes à attendre que quelque chose d'inutile se produise (par exemple, 2 gamins qui hurlent en faisant le loup). On a tenté de nous faire un compte, mais c'est raté. Je n'ai pas abordé ici les bugs, parce qu'ils sont mineurs, mais il y en a. J'ai plusieurs fois du relancer le jeu parce qu'un mécanisme ne s'était pas activé et était du coup bloquant. Par exemple, dans le dernier épisode, il faut faire un jeu de piste (...) avec Daniel pour débloquer l'arrivée de la mère. Ce jeu ne s'était pas déclenché chez moi, j'ai tourné en rond pendant 15' avant de me rendre compte que quelque chose clochait.

Encore une scène dans le pathos

Tl;DR: Un opus raté, politisé et mou, qui passe à côté de son sujet. On espérait mieux, tout en ayant conscience que le coup de maître effectué avec LiS était non renouvelable.

C Ya,
Guns

6 underground
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 18 décembre 2019, dernière modification le 18 décembre 2019
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Un film calme et reposant qui nous fait découvrir quelques régions du monde par son aspect touristique et instructif.

 

3 étoiles

Histoire

 

Un jeune milliardaire américain, soi-disant mort après un accident de voltige, décide de créer un groupe d'action, composé d'individus aussi morts que lui, pour réparer les injustices de ce monde (i.e. appliqué sa propre justice).

Critique

 

Bien entendu, à la lecture du plot, on devine tout de suite que les injustices ne se déroulent pas aux USA, faut pas pousser, par contre notre Robin des Bois lui, est bien américain. Encore une fois Go USA, même si l'équipe d'action-(wo)man est pour une fois polyculturelle.

Bang Bang Kill Kill

Ne perdons pas de temps, je vais faire court parce qu'il n'y a franchement pas grand chose à en dire. 6 underground est un film d'action à gros budget, réaliser par le spécialiste des films d'action à gros budget, Michael Bay. Vu le niveau d'expertise du mec, on sait à quoi s'attendre : un métronome calé à 200 bpm, des explosions, impacts, coups de feu/gueule toutes les 2 mesures et des acteurs qui n'ont pas beaucoup de texte au milieu de tout ça.

Kill Kill Bang Bang

Pour résumer le plus simplement du monde, on a à faire à un clip, en version longue. C'est très divertissant, même si ça flingue les yeux, les oreilles (et les couilles par moment). Les acteurs prennent du plaisir, et nous le font savoir. La musique accompagne bien les moments choisis, et l'ensemble et saupoudré de punchlines qui provoque de-ci de-là un sourire.

Pour autant, le film ne casse pas trois pattes à un canard, même si ça me ferait bien plaisir parce que je hais les canards. On passe un bon moment, moment qui s'évapore plus vite que le film lui-même. Si on aime les belles cascades, on apprécie d'autant plus.

Six Underground, un film de Michael Bay, sorti en 2019 et qui dure 2h08 tout de même, avec Ryan Renolds, Mélanie Laurent et quelques autres dont on se moque éperdument.

Maléfique, le pouvoir du mal
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 05 novembre 2019, dernière modification le 05 novembre 2019
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Le pouvoir du Maaaal (mais mignon)

 

 

0 étoile

Histoire

 

Dans le merveilleux monde où se trouve la Lande (ne surtout pas buter sur la préposition ou on change de film) Aurore décide, comme toute bonne princesse blanche hétéro, d'épouser le bon prince Philippe, sorte de sous-Ken des temps anciens. Mais la future belle-mère ne semble pas l'entendre ainsi.

Critique

 

Il est des films comme ça, qui sur le papier vous donnent envie. Voir Angelina Jolie, Elle Fanning et Michelle Pfeiffer se côtoyer dans une super-production, ça fait ressurgir le cinéphile naïf au fond de nous et on se dit "TIENS, SI J'Y ALLAIS". Le cinéphile caustique, qui côtoie le cinéphile naïf dans notre cerveau malade, lui, sait qu'il y a anguille sous roche : c'est du Disney et, si ce n'est pas gage de mauvaise qualité loin de là, c'est tout de même gage de méfiance.

Las, il aurait fallu se méfier au point d'entamer un moonwalk dans la file d'attente.

Déjà, dans la salle, que des fillettes. Je commence à transpirer et me demander si ce n'est pas un mauvais présage. Tous ceux qui ont pu jouer à F.E.A.R. savent que les fillettes, c'est encore pire que les clowns dans les égouts, faut fuir et vite.

 

Choli

Débute le film, et il est très rapidement évident de constater deux points :

  • C'est très beau
    C'est très niais

 

Attention, c'est vraiment beau, le monde est féérique, les fées sont bien relous comme on sait qu'elles le sont depuis Clochette, les bestioles et autres végétaux sont bien représentés. Les fées noires (black fées dans le texte ...) ont un design rigolo, du genre un peu démon mais pas trop, assez démignon si on peut se permettre le néologisme.

Attention, c'est vraiment niais. Du genre on atteint le summum. C'est écoeurant au point qu'on vomirait presque de la guimauve. Même les combats sont pitoyables de gnangnan ... On a l'impression d'une bataille pompée à GoT mais en remplaçant les carreaux tueurs de dragon par des gentils p'tits ballons de poudre, et quand une fée meurt, boum, ça fait un nuage rose tout mignon choli choupi ...

Chaud

Comment dire. C'est très rapidement d'une pénibilité qui ferait pleurer un cheminot. L'histoire est mièvre, le monde est niais, on baigne dans une soupe sucrée écoeurante et on a qu'une envie c'est de crâmer tout ce monde là. Au moins on pourrait trouver refuge dans les personnages et surtout dans leurs interprètes.

TRISTESSE

Non. Michele Pfeiffer n'arrive pas à imposer à son personnage la hargne qui pourrait sauver un peu l'ensemble, Angelina Jolie nous fait un peu peur avec ses os qui sortent de partout, mais c'est tout, on ne tremble pas devant la sorcière-phoenix-black-fée comme on aurait aimé pouvoir trembler. Quant à Elle Fanning, elle a un tout petit moins d'expression que la botte de poireau au fond de mon bac à légume. C'est navrant. J'ai rarement vu une telle absence de jeu, j'ai même cru qu'elle était morte à un moment et qu'on avait simplement posé son cadavre là, pour faire genre.

Est-ce un meuble ?

Au final, à éviter comme la peste si vous n'avez pas d'enfants. Si vous avez des enfants, laissez-les avec une nounou, au moins elle sera payée pour voir cette daube infecte.

 

Maléfique, le pouvoir du mal, un navet de 2019 qui dure tellement longtemps (presque 2h de foutues en l'air), réalisé par Joachim Rønning avec Angelina Jolie, Elle Fanning et Michele Pfeiffer.

!SAIPEROKONASSASSINE!

C Ya

Hellblade: Senua's Sacrifice
Dans la catégorie Jeux vidéo, publié par Guns le 04 octobre 2019, dernière modification le 04 octobre 2019
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Il dit qu'il a aimé ce jeu

 

 

5 étoiles

Histoire

 

Après une attaque Viking, une jeune guerrière picte, Senua, décide de se rendre dans le royaume de Hel pour y récupérer l'âme de son amant décédé.

Critique

 

Personne ne pourra m'accuser d'avoir spoilé quoi que ce soit avec mon résumé ...

Hellblade: Senua's Sacrifice [AMZ] est le genre de jeu qui vous marque, déjà parce qu'il est graphiquement très réussi, et surtout parce qu'il propose une histoire atypique qui vous prend réellement aux tripes.

Can't get you out of my head

S'inspirant de nombreuses légendes nordiques, Hellblade est un jeu immersif (tellement qu'il a même droit à sa version VR, qui j'avoue justifierait l'achat d'un système de VR à elle seule) dont la mise au point par les anglais de Ninja Theory avant leur rachat par Microsoft a été savamment travaillée, avec l'aide notamment de neuroscientifiques et autres psychiatres.

Mais pourquoi donc me direz-vous ? (j'aimerais qu'à ce moment de votre lecture, vous disiez réellement à haute voix "mais pourquoi donc ?", histoire que je me sente moins seul devant mon clavier).

Parce que l'héroïne est psychotique. Et cette descente aux enfers de notre héroïne, Orphée au féminin et bien plus hargneuse, s'accompagne de troubles aussi bien visuels qu'auditifs, nous immergeant dans une vraie psychose. C'est pour moi le point le plus intéressant du jeu : les voix qui nous accompagnent (sauf à un certain moment mais chut) tout le long, qui nous suggèrent des choses, bonnes ou mauvaises, apportent au jeu un cachet fou et une toute autre dimension narrative. On ressent vraiment le trouble mental, et on comprend les avertissements du studio au début du jeu.

C'est joli mais c'est piégeux, on dirait une arène ...

Concrètement, en terme de gameplay, on descend au plus profond de Helheim, accompagné par les légendes nordiques racontées par notre ami décédé (c'est pour dire le trouble) Druth lorsqu'on touche les pierres runiques, par nos voix bien-aimées (les furies dans nos têtes) et par les ténèbres elles-mêmes. Voilà. C'est tout, pas de tuto, pas de HUD, queud. Juste des voix et des éléments d'histoire qui nous tire vers le bas, l'enfer, l'horreur, le tout parsemé de puzzles assez simples (basés principalement sur des alignements runiques) et de combat que beaucoup de gens trouvent faciles et que je trouve d'une difficultés crasse !

Là il est seul, mais il respawn, souvent, plein, trop

Car oui, bien qu'on semble s'orienter vers un consensus "action-aventure", Hellblade: Senua's Sacrifice n'en reste pourtant pas moins un Hack n' Slash, et avec pour augmenter la pression, un permadeath. Oui. C'est à dire qu'au bout d'un moment, si tu meurs trop, tu meurs pour de bon (pas dans la vraie vie hein, mais disons que tu dois recommencer le jeu). Alors de par mes recherches sur le net, il semblerait que ce soit un coup de bluff, et vu le nombre de fois où je suis cané, je pense que oui, c'est du bluff, mais sait-on jamais ... du coup, pression maximum.

Moi au travail, allégorie

Avant de conclure, un petit mot pour dire que les acteurs (voice et motion capture) sont juste excellents, mention pour l'héroïne incarnée (voix et mouvements) par Melina Juergens.

Au final, Hellblade: Senua's Sacrifice est un excellent jeu, les esprits chagrins regretteront des combats simplistes (lol, (bande de branleurs)) ou des puzzles anecdotiques, raison principale pour laquelle je ne mets pas la note maximale même si in fine le jeu mériterait. Toujours est-il qu'il s'agit d'un voyage très puissant, dans un univers onirique brillant d'intelligence.

 

Hellblade: Senua's Sacrifice est un jeu dispo sur PC et consoles, sorti en 2017 (version VR en 2018) développé et publié par Ninja Theory.

The I-land - Saison 1
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 01 octobre 2019, dernière modification le 01 octobre 2019
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Une île à la pomme croquée ?

 

 

0 étoile

 

Histoire

 

Des hommes et des femmes se réveillent sur une plage déserte d'une île déserte, sans n'avoir aucun souvenir de qui ils sont, ni de pourquoi ils sont là. Bien entendu, dans pareil situation, le premier réflexe de toute personne et de tenter de survivre... Y parviendront-ils ? Pourquoi sont-ils là ? Et surtout, pourquoi regardons-nous ça ?

 

Critique

 

Je ne vais pas m'éterniser sur cette mini-série, ça sera un mini-avis, parce qu'à la limite, l'intérêt que j'y porte est un mini-intérêt. The I-Land, outre le fait que son nom nous indique immédiatement de quoi il s'agit, offre un scénario médiocre, téléphoné au possible. Dès les premières minutes, une fois que l'on a passé l'étourdissement du au jeu pathétique et minable des acteurs, on devine de quoi il retourne, et on patiente jusqu'à ce que les informations s'enchaînent.

Hé Roger, kesskonfoulà? Chais pas mais no feeling

Et ça s'enchaîne lentement, dans une incohérence sociétale hallucinante, avec des références d'une idiotie crasse et des situations qui n'ont ni queue ni tête.

Spoiler Alert Spoiler Alert Spoi.. osef tu peux lire

Référence la plus idiote, la conque de Sa majesté des mouches [AMZ], qui ne sert ... à rien et dont on se demande encore ce qu'elle foutait là. Ensuite, le côté lagon bleu [AMZ] avec la cascade (bon ça tourne à l'agression sexuelle), etc. tout y passe, et surtout Lost. Enfin, je crois parce qu'à part la saison 1, Lost [AMZ], j'ai pas vraiment fait.

Une actrice devant un des scénaristes

Au niveau des trucs débiles, si on bypass le fait que l'histoire de base est complètement conne, on notera à peu près toutes les situations où des humais communiquent entre eux. Chaque fois, on sursaute en se disant "mais dans la vraie vie, personne ne ferait ça, jamais". Quand c'est une fois, parce que c'est soi-disant un psychopathe qui agit de la sorte, pourquoi pas, quand c'est continuellement, c'est plus que lassant. Je passe volontairement sous silence le twist final, qui fera se retourner dans sa tombe l'inventeur de la honte.

Bon voilà, on est tous ici aux Acteurs Nullissimes Anonymes, qui veut prendre la parole ?

Au niveau réalisation, on est sur des plans qui sont brutaux, tout est filmé de près, de trop près, quand la tête d'un acteur n'entre pas dans le cadre, c'est que c'est mal cadré, il n'y a pas d'autre explication... Un gros plan à la limite sur une zone du visage peut se concevoir, quand ça a un sens, par exemple les gros plans sur les yeux de Clint Eastwood avant un duel, ok. Là, rien, absolument rien, ne peut justifier d'une telle nullité dans la réalisation.

Les acteurs sont au niveau, je ne souhaite même pas en parler au risque d'être pris de nausées.

Au finale, une série qu'on oubliera le plus vite possible.

 

 

The I-Land, saison 1 -pitié, pas de saison 2- est une série en 7 (6 de trop) épisodes de 40' d'enfer, avec Natalie Martinez et Kate Bosworth, et plus ou moins le casting des anges de la télé-réalité

Marianne - saison 1
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 30 septembre 2019, dernière modification le 30 septembre 2019
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Abracadabra

 

 

3 étoiles

 

Histoire

 

Emma, jeune romancière qui écrit une série de livre basée sur Marianne, sorcière cauchemardesque, décide de tuer ses héroïnes et de passer à autre chose, quelque chose de plus joyeux peut-être. Cependant, lors de sa dernière séance de dédicace consacrée à son livre, une ancienne amie d'enfance vient lui intimer l'ordre de revenir dans son village breton natal, car Marianne, la vraie, ne veut pas qu'on cesse son histoire ...

Critique

 

Histoire classique, vraiment, d'une sorcière qui se nourrit de la peur qu'elle suscite au travers des livres qui la racontent. Du moins c'est ce que j'en ai compris. Derrière, se cache une série française vraiment sympa, qui utilise les dernières ficelles netflixienne en date pour nous accrocher. Voyons tout ça.

Fête et ambiance

Primo, l'histoire nous plonge dans le paranormal celte, sans nous enfoncer dans des traditions imbuvables ou que seuls les autochtones peuvent comprendre. Mélangeant agréablement éléments d'enquête policière avec notre inspecteur sympa, de réalisme bon enfant avec nos amis sympas et d'esprit dérangeants avec notre sorcière pas hyper sympa. De la possession à la malédiction, les bases de la sorcellerie sont bien là.

Ensuite, on notera que je zappe le secundo parce que je trouve que c'est un sale mot, on a une mise en scène bien fraîche, au sens propre comme au figuré. Des tons glacés, propres à la côte peut-être, et des artefacts d'image, par exemple ce flou qui s'installe sur le contour de l'image, régulièrement et qu'on retrouve dans The Haunting of Hill House, autre série horrifique. La mise en scène est propre, elle nous ballade bien avec des alternances de plan fixes et de travelling, des plongé et contre-plongées, bref, on sent qu'on veut travailler le côté immersif, et c'est réussi.

Voisin sympa

Bien sûr, la série est portée par ses acteurs, en premier la phénoménale Mireille Herbstmeyer qui va nous filer les chocottes avec sa voix grave et ses expressions forcées, alternant une sévérité implacable et un sourire de psychopathe qui fait passer le joker pour un pâlichon. Ensuite, de Lucie Boujenah à Tiphaine Daviot, en passant par Alban Lenoir, on a la jeune garde française bien présente. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes avec ces acteurs attachants, qui sont pris par leur personnage et qui nous invitent dans cette histoire.

Et là, c'est le drame. L'erreur fatale. Le bug de casting. Je ne veux pas être cruel, mais Victoire Du Bois était vraiment un mauvais choix. De par son jeu (car je veux encore croire qu'elle jouait, même si un doute s'est installé dès la première seconde où on la voit) elle réussit l'exploit de tout péter ce que le metteur en scène et ses collègues ont tenté de faire : l'immersion. Elle joue Emma (l'héroïne de l'histoire donc, celle que l'on voit tout le temps, hélas) d'une façon telle qu'on a simplement envie qu'elle crève. Du coup plutôt que de vibrer pendant quelques scènes bien tendues, dès qu'elle perle, bim, on est sorti de la série, on est devant notre écran, et on attend que le temps passe.

On va tâter de la croix

C'est vraiment dommage, une autre actrice aurait pu, pour moi, faire de cette série une franche réussite. Encore une fois, je peux comprendre que d'autres auront un avis totalement opposé et trouveront que ce côté inexpressif, totalement irréaliste, pénible, va à ravir avec le personnage et qu'elle a voulu justement lui donner cette identité. C'est pour moi encore pire, ça veut dire que c'est volontaire et donc inexcusable, contrairement au fait de jouer comme un pied, qui là se pardonne facilement et dont on sait que ça peut évoluer rapidement dans le bon sens (et donc que tout n'est pas perdu).

Au final, une série que j'ai bien aimé, que j'aurais pu apprécié 10 fois plus sans ce malheureux choix de casting.

 

Marianne saison 1 est une série d'angoisse française de 2019 en 8 épisodes d'environ 50', avec Victoire Du Bois, Lucie Boujenah, Tiphaine Daviot, Alban Lenoir et Mireille Herbstmeyer

Murder Mystery
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 21 juin 2019, dernière modification le 21 juin 2019
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La croisière s'amuse

 

 

2 étoiles

Histoire

 

Un couple d'américain se décide enfin, après de nombreuses années, à voyager sur le vieux continent. Las, une rencontre imprévue va transformer leurs vacances en enquête policière sur fond de complot d'héritage.

Avis

 

J'aurais pu détailler l'histoire, faire ressortir les situations comiques, les quiproquos, mettre en avant le côté aventure d'un couple qui menait une vie passable. Mais non. Parce que franchement l'histoire est d'un tel classicisme que vouloir la raconter serait vous prendre pour des cons, et ça moi (même si un peu quand même) c'est pas mon genre.

Oui, comme ça

Alors ce film fait un carton sur Netflix. La raison tient principalement à la présence du couple vedette Adam Sandler et Jennifer Aniston. Deux personnes qui garantissent le succès d'un film. En nombre de spectateurs s'entend, pas forcément en qualité.

Déjà, le jeu d'Adam Sandler est mauvais. Mais vraiment. C'est chaud de trouver aussi nul et pourtant ils nous ont collé Dany Boon dans le casting. Mais même en s'entourant de gens médiocres, Sandler n'arrive pas à sortir du lot. Son acolyte s'en sort à peine mieux, on a connu Jennifer Aniston mieux inspirée. De toute façon, on verra si elle fera mieux après, car ça ne m'étonnerait pas qu'on retrouve le couple dans de nouvelles aventures, la mode étant à reproduire ce qui rapporte à l'infini (kikou pirates des caraïbes).

Oué oué

MAIS BREF.

L'histoire est tellement cousue de fil blanc, que les acteurs passent au second plan. En fait, on est absorbé, tel un loukoum sur du sopalin, par la vacuité du film, et ça fait du bien. C'est un repose-neurone comme on en voit rarement. Un bon rythme, des blagues, aucune mais alors aucune situation stressante ou imprévue, un coupable connu depuis le début. Bref, tout se déroule bien et moi j'aime bien quand un plan se déroule sans accroc.

MAIS BREF.

En gros, pour résumé le feeling nous avons là un pur divertissement, le genre de film qu'on peut regarder sans qu'un coup de téléphone vienne nous agacer, à vrai dire on peut même discuter avec quelqu'un pendant qu'on visionne ce film. Si on devait faire une analogie entre ce film dans le monde du cinéma avec, par exemple, le monde de la musique, ça serait une musique d'ascenseur. Le truc apaisant qui passe bien mais dont on se cogne royalement.

MAIS BREF.

Ne boudons donc pas notre plaisir et assumons de vouloir faire la patate de canapé. Il va faire chaud la semaine prochaine, alors franchement, posay comme la roche, avec un bon pot de glace, c'est le film parfait.

Murder Myster est un film de 2019 réalisé par Kyle Newacheck et Anne Fletcher, parce qu'un seul réal. pour un film de cette envergure ce n'est n'était pas assez, et qui nous propose au casting Adam Sandler et sans reproche, Jennifer Aniston, Luke Evans, Gemma Arterton et Kutsuna Shiori.

C Ya

Fleabag #2
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 04 juin 2019, dernière modification le 04 juin 2019
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Sac de Noeud version 2.0

 

 

6 étoiles

Notez que cet article parle de Fleabag, saison 2, pour l'article sur Fleabag, saison 1, c'est par ici

Histoire

 

Nous retrouvons Fleabag quelques temps après ses déboires amicaux, sentimentaux et familiaux. Son café marche plutôt bien, elle n'est plus fauchée comme un champ de blé à la moisson, et grande nouvelle, son père va épouser sa belle-mère, la marâtre artiste qui hérisse le poil de tout le monde. Fleabag fait alors la rencontre du prêtre qui va s'occuper de la cérémonie.

Critique

 

Fleabag est une série que j'avais trouvé vraiment bien, du genre qui file le smile, tout en étant très très loin d'être superficielle. Pour la saison 2, qui vient 3 ans après la sortie de la première, on ne savait pas trop à quoi s'attendre, et une certaine appréhension pouvait poindre. Quand on démarre aussi bien, on s'enfonce souvent.

 

Petit regard en coin à l'adresse du spectateur

Brisons-là le suspense, qui n'en est pas vraiment un si t'as vu la note en début d'article, le pari est réussi. La saison 2 est excellente. Légèrement (hahem) moins tragique que la saison 1, elle va permettre d'aborder la complexité des personnages secondaires, à commencer par la famille, au travers de la relation de Fleabag avec son père. Aussi avec sa soeur Claire, dont le couple commence fortement à péricliter, et qui, toujours dans la rigidité cadavérique qui sied à une femme forte, anglaise et impassible, commence à donner du mou et montrer des signes d'humanité.

 Alerte, quelques spoilers à suivre.

L'humanité est bien le maître mot de Fleabag, on navigue dans des eaux troubles, un coup en haut, un coup au creux de la vague, Fleabag nous renvoie à chaque moment à des instants de notre vie, réelle ou fantasmée. Cette humanité est ici confrontée à quelque chose de plus grand, puisqu'au divin. En effet dans cette saison, Fleabag tombe amoureuse. Il ne s'agit pas d'un coup d'un soir, mais elle tombe vraiment amoureuse, et comme il s'agit du prêtre, forcément, cela créé une tension dramatique qui touche à la grâce : le prêtre va devoir choisir entre elle et Dieu. Rien que ça.

Je ne vous ferais pas l'affront de vous éclairer sur ce point, précipitez-vous sur Fleabag, une excellente série, comme on en voit rarement. Chaque plan est bien pensé, les acteurs sont excellents (avec des caméos sympas, comme Kristin Scott-Thomas cette saison). L'interaction avec le spectateur, au travers d'apartés adressées à la caméra, nous tire vraiment au sein de l'histoire, on est le confident secret et imaginaire de l'héroïne (avec une subtilité cette saison, c'est que le prêtre nous crame).

 

Something's rotten in petitfour

Cette saison 2 est vraisemblablement la dernière, il ne devrait pas y en avoir d'autres, puisque d'une part Fleabag, après avoir appris la vérité sur la fameuse statue volée à la saison 1, s'en sépare (acte fort si l'on en croit tous les thérapeutes de la terre), et d'autre part, alors que la caméra (nous) s'apprête à la suivre, elle nous intime de rester à notre place et de ne plus nous immiscer dans sa vie privée, nous la subconscience qui l'accompagnons depuis ces 12 épisodes emprunts de magie.

 

Fleabag, une série en 2 saisons de 6 épisodes chacune, avec Phoebe Waller-Bridge, Bill Paterson, Sian Clifford et Andrew Scott, à voir sur Amazon Prime Video.

Notez que cette série, avant même la sortie de la saison 2, s'est vu portée en remake par Canal+ sous le titre de Mouche. Je n'ai pas vu cette dernière, je ne jugerai donc pas, mais je ne vois aucun intérêt à la chose, Fleabag se suffit à elle-même, et je pense que le public français est apte à apprécier une série anglaise...

C Ya
Guns