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Fleabag

Sac de noeuds

 

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Petit résumé

 

 

Fleabag ne peut pas être résumé. Voilà. Frustrant hein ? En fait, Fleabag c'est une sorte de tranche de vie d'une jeune anglaise, peut-être dépressive du fait de la mort de sa meilleure amie, qui tente de faire son chemin dans Londres, malgré sa famille, ses relations et son manque d'argent.

 

Ok mais est-ce que c'est bien ?

 

Oui. Frustrant hein ? En fait, Fleabag, c'est une sorte d'ovni en 6 épisodes (seulement, et c'est dommage) qui provient d'un délire lors d'une soirée de stand-up. Le personnage est profondément attachant en partie de par le fait qu'il interagit avec le spectateur, via notamment des regards caméra plein de sous-entendus.

 

On est vite dans l'ambiance

 

Série remplie d'humour, parfois grinçant, Fleabag se révèle être bien plus que ça, et bien plus dramatique qu'on aurait pu le penser au début (sauf pour ceux qui savent lire une affiche ...). En bref, parce que sur une série aussi courte je ne compte pas m'éterniser, on a une histoire sympathique, des acteurs excellents, et on passe un très très bon moment. Le seul regret est le côté trop court, mais on attend avec impatience une saison 2.

 

Oui ça parle un peu de relations humaines

 

Ce poster en montre pas mal en fait

 

Fleabag est une série anglaise, de 2016, avec Phoebe Waller-Bridge.

Dans la catégorie Séries par Guns, modifié le 16-01-2019, 10:38:08
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Castlevania

Akumajō Dracula

 

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Histoire

 

Rapidement, parce que l'histoire est assez succincte : Dracula est un être démoniaque mais super sympa, qui s'éprend d'une jeune et magnifique humaine, qui d'ailleurs lui donne un fils. Sympa comme tout, Dracula s'absente souvent pour voyager et découvrir la beauté du monde et surtout les petits papillons. Pendant l'une de ses absences, sa femme se fait dézinguer par un évêque, parce que le clergé aime pas trop trop qu'on s'accoquine avec un démon, même sympa. Dracula promet alors de se venger, et pour cela il décide d'exterminer l'humanité. Sympa mais faut pas pousser.

 

Gars plutôt sympa

 

Avis éclairé d'un homme adulte dans la quarantaine

 

Castelvania, c'est un gros kif. Une histoire bien sympa, une animation bien sympa quoi qu'un peu simpliste, et un jeu de doublage au top. La série reprend la saga vidéoludique bien connue des vieillards et autre geeks, et, à côté de quelques fan service de bon usage, en fait une série très agréable à regarder.

Les personnages sont attachants, qu'ils se situent au niveau du bien comme du mal (on reste dans un manichéisme très américain - cf. plus bas) et c'est en grande partie dû aux acteurs, qui insufflent à leur personnages une sorte de mélancolie, parfois teintée d'humour noir.

 

La saison 1 était condensée, très intense en combats et se penchait assez peu sur la complexité des personnages. Elle était à mon sens bien plus palpitante que la saison 2. Cette dernière double en longueur, dans tous les sens du terme. Cependant elle permet d'appréhender un peu mieux chaque personnage, elle en introduit aussi de nombreux nouveaux, ce qui laisse à présager d'autres saisons (la 3 est sûre).

 

Quelques scènes de combat viennent émailler cette deuxième saison, mais il y en a moins, on est presque exclusivement entre vampires, avec assez peu de clergé, ce qui m'attriste car j'aimais bien voir les bigots se faire bouffer. Mais bon. On ne peut pas avoir tout ce qu'on veut. Notre troupe de comiques, Belmont, Alucard et Sypha, donne aussi l'impression de passer au second plan, laissant aux deux nouveaux humains venus, Isaac et Hector, la place pour s'installer, ainsi qu'à la badass de la saison : Carmilla.

 

Bad girl, bad girl, what you gonna do

 

Petite note sur le manichéisme. La saison 1 nous baignait dans un monde binaire, le bien d'un côté, le mal de l'autre, rien au milieu. La saison 2, avec ses trahisons, son approche plus subtile, ses nouveaux personnages, commence à laisser apercevoir une palette de gris.

 

Bref, pour conclure, la saison 1 était jouissive, et la saison 2 sonne plus comme une saison de transition vers du (on l'espère) gros fight. A regarder, voire à binger avec de quoi grignoter, c'est l'histoire d'une après-midi bien sympa.

 

 

Castlevania est une série animée dispo sur Netflix, de Warren Ellis, avec les voix (VO) de Richard Armitage, Graham McTavishEmily Swallow et James Callis.

 

PS: rends cette lecture ludique et compte la nombre de Sympa :)

Dans la catégorie Séries par Guns, modifié le 18-12-2018, 14:20:50
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The Haunting of Hill House

The Haunting of Hill House

 

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Un petit mot de l'histoire

 

The Haunting of Hill House nous compte l'histoire, passée et présente, d'une famille qui s'installe dans une ancienne grande bâtisse pour la retaper, la revendre, et profiter d'un bénéfice suffisant pour se poser au calme dans une maison faite sur mesure, rêve familiale. Rapidement, les choses se présentent mal, et il se peut que d'autres habitants soient déjà là.

 

 

Un petit avis sur la question

 

J'ai tenté, pour une fois, de faire un résumé bref, qui ne dévoile rien de cette superbe série, adaptation télévisuelle d'un roman de Shirley Jackson légèrement horrifique. Le but que j'avoue est de vous inciter à la voir, car si je ne devais dire qu'un mot concernant cette série, c'est brillant.

 

Petite remarque, cette fiche ne concerne que la saison 1. Si une saison 2 devait voir le jour un autre avis sera posté (ou pas) à ce moment là. La raison est simple, cette saison couvre intégralement l'histoire, donc s'il devait y en avoir une autre, ce serait simplement une toute autre histoire.

 

Découpée en 10 épisodes de durées très variables (entre 40 et 70' grosse modo), la série n'est jamais violente, gore ou baignée d'hémoglobine. Cependant on est plongé dans un sentiment, peut-être plus d'angoisse que d'horreur. C'est très oppressant, mais franchement on en redemande. Mike Flanagan, dont vous pouvez retrouver ici la critique du pas mauvais Pas un bruit, fait ici une réalisation au cordeau (et nous replace d'ailleurs sa femme Kate Siegel, comme l'une des filles de la famille, version adulte). Tout est millimétré, la scénographie est superbe, le rythme magnifique. Les aller-retours entre 1992 et 2018 sont magistralement gérés. Bref, c'est très agréable, on est plongé en immersion totale et l'effet chair de poule est de ce fait garantie.

 

Oui bon, mais non

 

Cependant, tout aussi magnifique que ce soit, tant en terme de réalisation que de décors, il faut avouer que le point fort de la série, outre son histoire très bien écrite, réside dans ses acteurs. Je pourrais m'extasier devant le jeu des acteurs adultes, comme Victoria Pedretti ou Oliver Jackson-Cohen, mais ce sont surtout les enfants qui m'ont bluffé. Je ne comprends toujours pas comment on peut faire jouer à des enfants très jeunes de tels rôles, et surtout avec autant de justesse. Je n'imagine même pas le côté traumatisant que certaines scènes ont pu avoir. Quoi qu'il en soit les performances sont excellentes.

 

Réalisation au poil, jeux d'acteurs excellents, histoire palpitante, ambiance flippante. Que demander de plus ? Franchement rien. J'ai été enthousiasmé au plus haut point par cette série et je ne peux que la recommander très vivement. Pour moi, ma baffe de cette année.

 

! Partie avec spoilers !

 

Un petit mot pour parler des autres personnages de la série, aka les esprits. Nous sommes à des lieus à la ronde d'un SOS Fantômes ou d'un Casper, les esprits ici sont tellement bien rendus, qu'on se pose plusieurs questions : sont-ils vraiment là ou sont-ils dans la tête des protagonistes ? (réponse : les deux, clairement ça dépend desquels). Et question subsidiaire, combien en ai-je loupé ? Car oui, à certain moment on se rend compte qu'on en aperçoit, sans aucune explication, juste ils sont là. Et on se dit, tiens, j'ai du en louper pas mal, et ça se trouve ce sentiment de malaise que je ressens viens du fait qu'on m'a glissé des images de fantômes depuis le début à mon insu (petit bilan de ces images ici) ... Bref, c'est vraiment bien fait, bien dosé.

 

Petit exemple, réalisé par les pros de Comicbook.com

 

Bisous

 

 

 

The Haunting of Hill House, saison 1, est une série de 2018 visible sur Netflix, en 10 épisodes réalisés par Mike Flanagan, avec Timothy Hutton, Carla Gugino, Michiel Huisman, Elizabeth Reaser, Kate SiegelOliver Jackson-Cohen et Victoria Pedretti.

Dans la catégorie Séries par Guns, modifié le 14-12-2018, 10:54:44
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Barbarella

Barbarella

 

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Barbarella est un ovni dans le monde du cinéma, comme les années 1960 et 1970 savaient encore en produire. Bien loin de tous les chefs d'oeuvre actuels qui sont complètement lissés, calibrés et béta-testés, ces films étaient des projets fous de personnes qui cherchaient à faire de l'art et non pas à produire des films. Réalisé par Roger Vadim, mettant en scène sa femme Jane FondaBarbarella se veut une "ero-fiction" futuriste, remplie d'humour, de fraîcheur (pour ne pas dire de candeur), de simplicité et d'humanité, le tout dans un kitsch complet et délibérément absolu.

 

 Trailer original spoilant à peu près tout le film

Histoire

 

Barbarella est un agent de la terre en mission dans le cosmos pour assurer la paix de la galaxie, et qui s'apprête à prendre des vacances bien méritée sur Vénus. Mais voilà, le professeur Durand Durand semble avoir développer une arme, ce qui dans l'époque concernée par le film est inconcevable (nous sommes en l'an 40000). Barbarella est envoyée en mission sur Sogo pour résoudre tout ça.

 

Barbarella dans son vaisseau-moquette

Avis éclairé

 

On notera en lisant l'histoire qu'elle est simple, et peut s'étendre à l'infini. D'ailleurs, si cela sortait actuellement, ça ferait surement une série en 6 saisons de 12 épisodes, pour nous raconter les déboires de la malheureuse Barbarella en contrée sauvage. On notera qu'initialement, c'est d'ailleurs une BD en 4 volumes.

Quoi qu'il en soit, n'importe quel lecteur avisé qui fait une recherche sur n'importe quel site verra que le film est atrocement mal noté. Pourquoi ? Simplement parce que ce film est envisagé, la plupart du temps, dans un contexte qui ne lui convient pas. De plus toute la morale actuelle, un poil rétrograde il faut le concéder, le place sur l'échafaud de la bienséance (ho mon dieu, Barbarella ne serait qu'une Barbie, objet sexuel aux mains d'hommes scabreux, ce qui est un raccourci aussi idiot que totalement ignorant du film, à se demander si ceux qui disent ça l'ont vu).

Il faut situer le film en plein 1968, où on cherche à s'extirper de carcans sociétaux bien pourris (dans lesquels d'ailleurs nous sommes en train de replonger, mais c'est un autre débat). La mise en scène de Vadim cherche à titiller le spectateur, avec un érotisme qui reste de bon aloi et d'uniquement suggestif (le film est largement visible par un enfant de 10 ans), le tout saupoudré d'un humour parfois bravache et parfois décalé. On nous dit "viens délirer avec nous, viens fumer de la marie-jeanne et bouffer du lsd, viens chercher ta liberté".

 

Jane Fonda sur le tournage

Jane Fonda à la plage, donc pas sur le tournage

 

D'ailleurs, le film nous plonge dans un monde manichéen au possible, ou notre allié est un ange et où l'on combat le mal absolu. On ne peut pas faire plus binaire. Dans ce monde, Barbarella est complètement paumée, elle donne l'impression d'être toujours en décalage et son léger accent ajoute encore à ce décalage.

Alors, on peut effectivement s'arrêter au côté complètement kitsch du film, avec des murs en moumoute, des lampes à lave, et un futur basé sur du carton peint et des gens qui gémissent. Mais force est d'avouer que ça fait du bien de regarder quelque chose de non formaté, d'indigent et de délicatement subversif.

 

Roger Vadim s'occupe de tout, même de finaliser les costumes

Conclusion

 

Au final, le film est à regarder avec une réelle motivation à prendre du plaisir. Ouvrez une bonne bouteille, pour les plus chanceux un sac d'herbe qui fait rire, et plongez-vous dans ce capharnaüm total où Barbarella, telle une Alice adulte (cf. plus bas Barbaralice de Gotlib), traverse ses épreuves comme on traverse la vie. Ce n'est vraiment pas un chef d'oeuvre, mais simplement un film qui, sans chercher à être une oeuvre fondamentale, a réussi au fil des ans à s'accaparer le statut de film culte. Une mention spéciale pour les costumes de Paco Rabanne qui viennent agrémenter avec classe le film.

 

©Gotlib

 

 

Barbarella est un film de Roger Vadim, avec Jane Fonda, Anita Pallenberg, John Phillip Law, réalisé en 1968 et d'une durée de 1h38.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-12-2018, 07:48:38
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You Get Me

You Get Me

 

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You Get me est une sorte de teen drama thriller qui se laisse regarder avec plaisir sans pour autant péter 3 ailes à un pigeon. Le plot est relativement simple, comme en fait la plupart des films de nos jours, dont je pense que les scénaristes ont soit pour mission d'aller à l'essentiel pour laisser le réalisateur s'éclater, soit ils n'ont pas compris qu'on pouvait faire défiler le texte à l'écran et se contentent de rédiger leur scénario sur la portion d'écran visible.

 

 

Plot

 

L'histoire se résume donc assez simplement, Tyler, jeune homme bien de sa personne, se fritte avec sa copine Alison. Comme tout homme qui se respecte, il ne se laisse pas une nuit à cogiter, mais tombe illico dans les bras d'une autre jeune fille Holly. Cette dernière l'emmène faire un tour dans sa benz benz benz mais surtout dans sa house house house, superbe, gigantesque, qui inciterai n'importe quel moine à se lancer à l'assaut de n'importe quelle pucelle. Holly raconte qu'elle est simplement gardienne de la maison, mais chut... ce n'est pas tout à fait exact.

Le jour d'après, tranquille et détendu du gland, Tyler se dit que tout de même, c'était bien sympa ce plan cul, mais que maintenant il a du taf, notamment récupérer sa donzelle.

C'est mignon, mais Holly ne l'entend pas ainsi. Cette frêle et gracile jeune fille s'avère en réalité être plutôt dangereuse.

 

Tyler, cerné par sa douce et sa rugueuse, avec une tierce personne derrière

 

Critique ou plutôt avis

 

Oui car on ne vas pas critiquer un film comme ça, dont le propos est simplement de divertir pendant 1:29 (ils ont loupé la minute nécessaire au format classique réglementaire). On a un casting avec que des gens esthétiquement bankables, qui joue d'une façon complètement neutre. On peut tout de même donner deux mentions particulières : la première à Bella Thorne, qui parvient à sortir son épingle du jeu en proposant une fille bien tapée, dont on peut se poser la question d'une schizophrénie ou d'une bipolarité. Bref, c'est assez nuancé, c'est pas mal. Et la deuxième à Taylor John Smith, donc la platitude du jeu n'a d'égale que celle du ventre de ses copines du film.

 

Pot de miel

 

Puisqu'on en est à parler des acteurs, notons un scandale du film, la totale sous exploitation d'Anna Akana. Les preuves en fin de section d'avis éclairé. Car oui nous en étions là, souviens-toi lecteur, sauf si tu t'es arrêté à l'image qui bouge juste au dessus, que j'étais en train de t'expliquer qu'on ne pouvait rien dire sur ce genre de film. C'est propre, beaucoup trop, c'est fade, beaucoup trop, mais ça fait son rôle, c'est à dire ça divertit. J'aurais pour ma part aimé un peu plus de tension, de sursaut, de surprise, de violence, de sexe, de .. bref, de tout ce qui fait un bon film, mais qui devient actuellement de plus en plus rare, les films étant formatté pour des plateformes de streaming (c'est le cas de ce film, produit par et pour Netflix) qui se doivent de faire des films qui plaisent au plus grand nombre, en particulier au plus grand nombre d'américains. Donc exit tout ce qui pourrait être dérangeant, subversif. N'oublions pas qu'un simple téton fait frémir d'angoisse le premier américain venu, ce n'est donc pas étonnant qu'on se retrouve avec ça. Dommage.

 

Preuves

 

Conclusions

 

Un petit film qui se laisse regarder, plutôt long par moment, mais qui pourra éventuellement faire la blague lors d'une soirée bière et pop-corn entre potes.

 

 

You get me est un film de Brent Bonacorso réalisé en 2017, avec Bella ThorneHalston Sage et Taylor John Smith.

 

Souviens-toi, si tu as aimé ou trouvé cette critique utile, tu peux faire un don pour que l'auteur mange des choses réconfortantes qui le rendront moins méchant.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 27-11-2018, 13:27:49
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Pas un bruit

Hush Hush

 

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Pas un bruit est un petit thriller divertissant qui se conforme aux codes du genre. Huis clos dans une baraque perdue au fond des bois, dont l'occupante est sourde et muette ce film se laisse regarder voire apprécier principalement de par la performance de son actrice principale Kate Siegel, co-scénariste également.

 

 

Résumé détaillé pour meubler

 

Comme je n'ai pas grand chose à dire sur le déroulé de ce film d'une petite heure trente, je vous balance un résumé détaillé. Maddie Young est écrivaine, sourde et muette suite à une méningite contractée à l'âge de 13 ans, elle s'est retirée dans les bois parce que la ville était assourdissante. Oui bon. Sa voisine vient lui rendre visite, ce qui nous laisse comprendre déjà plusieurs choses : a) elle n'est pas si isolée que ça et b) sa voisine fournira l'expandable nécessaire à situer l'action. Le soir venu, Maddie range un peu sa cuisine, ce qui est, on ne le dira jamais assez, une activité de gens qui cherchent la merde. Fatalement, sa voisine arrive sur sa baie vitrée comme un insecte sur mon pare-brise. Maddie étant sourde, elle n'entend pas le désespoir de sa voisine qui se meure, tout d'abord attaquée au carreau d'arbalète puis poignardé quelques fois pour parachever le taf. Le meurtrier de la voisine se rend alors compte que la maison sur laquelle il est tombé a pour occupante sa future victime.

Car oui ami lecteur, si la voisine ne s'était pas précipitée comme une débile chez notre copine sourde et muette, rien de tout cela ne se serait passé. Comme quoi les voisins, c'est une plaie.

S'ensuit alors un jeu de chasse haletant entre le meurtrier et sa proie facile.

 

Quand ton livreur de pizza livre à Halloween

 

Avis moins détaillé parce que ma montre fait du bruit quand je tape et que ça m'agace

 

J'ai volontairement exagéré le côté haletant dans mon résumé, parce qu'en réalité on est sur un petit thriller tellement codifié que tout, absolument tout,se devine mille ans à l'avance. On est dans l'attente de ce qui va se dérouler et soyons honnête, on n'est jamais déçu. Le côté positif c'est cette absence de déception, car c'est bien réalisé, très propre, tout se met en place comme il faut (tel accessoire qu'on avait vu tomber de façon pas du tout anodine au début du film se révèle fondamental, etc.). De l'autre côté, c'est un peu dommage car jamais on ne sursaute et jamais on ne ressent la même tension, ce qui pour un thriller est selon moi un constat d'échec, d'où ma note pas super élevée.

 

Victime

 

Au final, ça se regarde, ne boudons pas non plus notre plaisir des petits films bien fait, mais j'aurais souhaité vibrer un peu plus, voire m'accrocher à mon coussin.

 

Bisous

 

Pas un bruit est un film de Mike Flanagan réalisé en 2016, avec Kate Siegel et John Gallagher Jr.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 26-10-2018, 08:20:44
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The Babysitter

Maman, j'ai râté l'avion de chasse

 

Tout d'abord, le verdict !

 

 

 

Voilà, c'est dit.

 

L'affiche qui spoile tout, même avec son logo...

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin, The Babysitter, c'est un film horrificomique, du genre un peu Scream, c'est à dire qu'on prend les codes du genre "horreur" un peu bidons, pour ne pas dire complètement clichés, puis on saupoudre d'humour pour bien faire rire et retirer toute tension, ce qui nous donne un film agréable à regarder, divertissant et totalement oubliable.

 

Trailer

 

Plot : (qu'on peut appeler aussi scénario dans le cas présent, car il doit pas être bien plus long) Cole (Judah Lewis) est un jeune garçon de 12 ans qui souffre de phobies, ce qui, dans l'amérique actuelle, est synonyme de sous-merde bonne à être hué si ce n'est tué. Honte à lui, on est sûr qu'il ne serait même pas capable de tuer à main nu un ours brun et pourtant les ours, ils cherchent la merde. Ce garçon est un des derniers à avoir encore une babysitter, Bee (Samara Weaving) qui s'avère être une jeune femme bien sous tous rapports. Sauf qu'au final les choses sont un peu plus compliquées, et Cole va devoir se trouver un courage tout neuf pour mettre en déroute sa babysitter de rêve qui est en fait un cauchemar. Ceci n'est pas un spoil, c'est la punchline de l'affiche ...

 

C'est la salsa du démon

 

Réglons tout de suite l'aspect technique, c'est propre, c'est net, c'est fun. Voilà c'est réglé, il n'y aura d'Oscar pour personne. Le film est porté par un bon rythme et des acteurs sympas, ce qui nous fait passer un bon moment. Bien ajusté, le film fait dans les 1h20 ce qui est un excellent format, plus long on se serait lassé.

 

Babysitter babysittant sur une plage

 

Ce film n'est pas sans nous rappeler Maman j'ai râté l'avion, avec un enfant qui met en place quelques pièges pour s'en sortir. La légère différence ici, c'est qu'on gère quelques hectolitres de sang, un poil de barbarie, et qu'on a la chance qu'il n'hurle pas comme un chio qu'on aurait envie d'euthanasier.

 

On notera quelques seconds couteaux (pun intended) de marque, comme Bella Thorne ou Hana Mae Lee, qui viennent faire les pitres pour notre plaisir mais surtout le leur.

 

Bella Thorne et monsieur propre jeune, à l'époque des cheveux

 

Bref, si on a rien de mieux à faire, ce film se laisse regarder avec plaisir. Il n'a aucune prétention et c'est une qualité.

 

Bisous

 

Babysitter babysittant sur un parquet

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 25-10-2018, 16:21:46
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Re:Mind

Re:Truc

 

Blind testing dans un gastro ?

Autant le dire tout de go, j'aime les trucs qui débutent par Re:, déjà parce que j'ai eu un site qui s'appelaient Re:Birth et que je trouvais ça classe à l'époque, et qu'en fait je trouve toujours ça hyper classe.

 

Qu'est-ce que Re:Mind ? Re:Mind c'est un truc chiant à taper, mais c'est surtout un drama que l'on trouve sur Netflix. Un drama, c'est un truc mignon pour dire une série à la con japonaise qu'on regardera pas trop trop parce que c'est pas vraiment dans notre culture à nous, européens, qui préférons largement regarder Sous le soleil de l'amour à St Tropez, série culte en 1987 épisodes, ou encore plus belle ma vie, un jour peut-être.

 

 

L'histoire

 

Posons l'ambiance, avec un brin de synopsis. Re:Mind débute en nous collant 11 lycéennes dans les pattes. Ca sonne bien comme ça, mais précisons qu'elles sont cagoulées et entravées aux chevilles. Les moins pervers d'entre nous sentent tout de suite que ça sonne moins bien. On apprendre rapidement qu'elles ne sont pas là de leur plein gré, mais qu'elles ont bel et bien été séquestrées. Va s'ensuivre une histoire à la 10 Petits Nègres, se déroulant sur 12 épisodes de 30 minutes + 1 bonus.

 

La chaise vide, principal suspect

 

L'avis

 

Avant d'attaquer à proprement parler les points positifs de cette mini-série, mettons de côté ce qui fâche : il s'agit d'un drama d'idoles. Les protagonistes ne sont donc pas des actrices, mais des idoles, ces ados post-pubères qui chantent et dansent devant un public de mâles incongrus. Forcément, au niveau du jeu, ça coince. Ca coince d'autant que de base, dans le cinéma ou la télévision japonaise, on a une expressivité qui est différente de nos standards et qui souvent nous heurte de par son niveau sonore ou ses intonations que l'on trouvent fort peu à propos. Là, c'est pire, vu que c'est sur-joué. Donc ça cri, ça hurle, et ça brise un peu les co.. oreilles.

Deuxième point négatif, on est dans un huis clos, et c'est génial, mais un débile a eu l'idée des flashbacks. Qu'est-ce que c'est un flashback dans un huis clos ? C'est une porte de sortie de notre immersion. Bye bye ambiance, on est transposé en dehors du clos de l'huis. Bref, c'est con, même si un effort a été fait pour ne pas en place trop et n'importe où, ça ruine un peu le truc.

 

Voilà, les points négatifs, maintenant, on peut mettre ça de côté, car honnêtement une poignée de flashback et un jeu à la mimi geignarde ne devraient pas être suffisant pour gâcher complètement le plaisir d'une série à suspense, assez bien écrite, à fin ouverte, qui réussit à nous alpaguer et nous maintenir sous l'eau durant son visionnage. La série a été particulièrement mal notée sur le net, en particulier sur les sites français, mais a plutôt fait le buzz sur sa plateforme.

 

Tout d'abord, la mise en scène, même si parfois simpliste reste assez efficace et surtout fait ce qu'on lui demande, elle oriente notre vision et c'est pour ça qu'on voir un bon paquet de gens se taper la série une deuxième fois après l'épisode bonus, pour tenter de ne pas se faire berner et trouver des indices ou des pistes, et surtout voir avec quelle précocité on nous les a servies.

 

Bonne ambiance, dommage la mort certaine

 

Ensuite, les actrices, si comme on l'a dit elles ne sont pas bonnes du fait qu'elles ne sont pas actrices, apportent justement une certaine authenticité de par leur approche naïve des personnages. On est dans le surjeu de temps en temps, mais à d'autres moments on est surpris d'une justesse de caractère ou de la force d'une émotion.

 

Autre point positif, l'épisode bonus nous sort de l'ambiance huis clos et nous donne des pistes, non pas directes, mais indirectes en nous montrant les relations entre les protagonistes avant la séquestration, et les évènements qui vont se produire. Cet épisode ne donne aucune réponse mais fournis au contraire des clés pour l'interprétation, toute personnelle puisse-t-elle être, de la série.

 

Enfin, le plus gros point positif pour moi reste ce qui est le plus repproché à la série : l'absence de fin, d'explications. Déjà, c'est positif parce que ça nous permet de nourir l'espoir d'une saison 2 qui prendrait racine dans toutes les lacunes laissées en place. Mais aussi parce qu’on n’est pas obligé d'avoir tout le temps une fin toute tracée.

 

Spoiler alerte, ami lecteur si tu n'as pas vu la série et que tu souhaites le faire, ben arrête de lire, et va la regarder.

 

Il y a pour la fin plusieurs interprétations. Le fait que les filles soient sur un bateau qui va être saborder nous fait penser qu'elles sont toutes mortes, mais le sont-elles ? Une des membres du groupe a dit que la fin était une fin joyeuse et qu'elles étaient toutes vivantes, mais comment l'expliquer, et comment le refuser ? Certaines personnes ont même pensé que ce diner était un purgatoire, que les filles étaient déjà mortes et qu'elles devaient confesser leurs fautes avant de disparaître dans l'au-delà.

 

Bref, il peut y avoir plein d'interprétation, mais la série reste très agréable, avec un bon suspense, de bons twists, et je trouve que ça serait dommage de s'en priver. C'est bingewatchable en une journée.

 

A titre de bonus, une petite vidéo du groupe dans ses oeuvres.

 

Dans la catégorie Séries par Guns, modifié le 25-10-2018, 13:30:00
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Mirror's Edge

Au bord du miroir


Qu’on se le dise, j’avais prévu cette critique de longue date, car je prévois plein de trucs à l’avance pour faire vivre ce site, avec un rythme trépidant. Comme n’importe qui le constatera sans effort la notion de rythme trépidant est toute relative, et le jeu qui nous préoccupe dans cet article (si l’on peut parler d’article) nous le prouve tout à fait.


Déjà qu’est-ce que Mirror’s Edge ? C’est un jeu certe, mais quel genre ? Peut-on parler de FPS, de jeux d’aciont, d’aventure, de plateforme ? Est-ce en couleur ou non, est-ce que c’est beau, est-ce qu’on se marre ? Bref, c’est quoi.


C’est simple, Mirror’s Edge c’est un jeu de free-run où la notion de free est aussi relative que celle de run qui est aussi relative que celle de rythme dont j’ai parlé plus haut. Dans Mirror’s Edge, on incarne Faith, une superbe jeune femme qui fait un boulot super sympa : pigeon voyageur. Entendez par là qu’elle livre des messages, parce que dans le futur, c’est moyen d’encrypter les données, le gouvernement les voies toujours. Bref, en tant que messagère, elle délivre des messages à travers la ville, en courant, sautant, tombant, galipettant, etc. Le jeu nous vend donc la course libre comme moteur principal de son principe action-aventure-plateforme.
Notons qu’on pourra y jouer en mode libre, comme en mode histoire. Alors pour ma part, le mode libre c’est bien mignon, mais c’est comme de passer de la farine au tamis, on s’emmerde sec et c’est monotone. Je vais du coup aborder plutôt le mode histoire, qui n’est de toute façon pas beaucoup plus riche.

 

Au cours de l’histoire, nous allons nous voir confier des missions variées et diverses nous permettant de mettre notre athlétisme à rude épreuve et notre capacité à combattre des gens avec le pouce également. Au fil du temps nous en apprendrons plus sur Faith, sa famille, sa vie, son monde.

 

Cependant, il faut avouer qu’on s’en cogne pas mal au final, car le jeu nous confronte à deux problèmes bien plus important que de savoir si sa mère est morte bien ou pas bien : a) la sauvegarde automatique super mal placée et b) les contrôles de merde super pas réactifs. Le point B combiné au point A fait que la durée de vie du jeu passe artificiellement de pas long à super chiant de long. Car oui, échouer le 27ème saut à enchainer parce que le run sur les murs ne se fait pas facilement au clavier, te forçant à recommencer les 26 sauts/combo précédant, c’est *vraiment* lourd.
Attention, on parlait de relativité tout à l’heure, là c’est pareil, c’est lourd de façon relative. Par exemple devoir se faire arracher une dent alors que t’en a pas envie, c’est lourd aussi, mais franchement beaucoup moins que ces passages forcés dans le jeu où tu dois recommencer une bonne trentaine de fois un passage.
Et pourquoi tu dois le recommencer puisque t’es dans une simulatoin de freerun ? Après tout tu pourrais choisir un autre passage, t’es pas freerunner pour rien ? Ben non, comme je l’ai mentionné au début, le côté free est super relatif, en fait à part sur quelques passages ouverts où on peut varier les routes (particulièrement important en mode course contre la montre du coup, on s’en doute), le reste est blindé de passage obligé.
Et pour finir avec le côté pénible, les séquences de combat sont parmi les plus mal gérées que j’ai pu constater dans un jeu. Franchement si c’était pour faire ça autant permettre le stealth à chaque fois, ça aurait été plus intelligent.


Côté bon point, le jeu en a quand même pas mal : l’absence de graphisme de compétition fait qu’il est fluide, l’impression de vitesse quand on court est parfois bien rendu, parfois non ce qui donne un peu la rage car quand on voit ce que les dév. ont pu faire à certains moment on se demande pourquoi ils ne l’ont pas fait à d’autres. Le jeu reste divertissant et aurait même pu être excellent si le côté relou des passages obligés avait dégagé (plus de liberté, y compris dans les phases de combat).
Le jeu n’a pas connu de suite, mais un reboot (ce qui est surprenant pour une franchise à un seul opus) mais je ne peux pas y jouer puisque l’éditeur n’a pas cru bon de la sortir sur toutes les plateformes mais en a fait une exclusivité (et donc un échec commercial).


Au final, un jeu à faire quand on peut le choper en grosse solde. Attention, c’est un one shoot, même le côté contre la montre lasse pas mal et on le désinstalle après quelques soirées dessus.

 

C Ya

 

ps : pas d'image sur cet article parce qu'en fait je retrouve mon brouillon 2 ans et 2 mois après, et que je décide de le publier tel quel, sans me prendre la tronche à aller choper des images...

Dans la catégorie Jeux vidéo par Guns, modifié le 25-10-2018, 12:45:13
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I spit on your graveS

On notera que j'ai mis un S au titre du film. Pourquoi ? Simplement parce qu'il ne s'agit pas d'une critique du film de 2010, ni une critique du film de 1978, mais plutôt une sorte d'étude comparative entre les deux qui cherche à montrer qu'on vit dans un monde de merde et que d'mon temps s'té mieux avant.

 

 

Déjà petit préliminaire, la note du film de 1978

 

note3.png

 

Et maintenant la note du film de 2010

 

note3.png

 

Wow, la même note, alors que se passe-t-il ? Simple, nous avons dans les deux cas un film tout à fait regardable, qui ne pète pas trois guiboles à un canard.

 

L'histoire

 

Jennifer est une jeune écrivaine qui cherche à louer un gîte tout mignon pour y trouver calme et inspiration. Croisant la route d'une poignée de rednecks (*jette un oeil du côté de Délivrance*) elle a le malheur de se faire violer. Plusieurs fois. Et comme c'est pas très joli joli tout ça, les violeurs décident d'en finir parce que pas de corps = pas de crime, c'est connu.

 

On sent la provocation

 

Oui l'histoire est la même pour les deux films, il y a cependant quelques variantes qui justifient justement cet article.

 

Ce qui justifie cet article (qu'on se le dise)

 

Attention, ça va spoiler. Le film de 1978, judicieusement intitulé "Oeil pour Oeil" (parce qu'on ne crache pas sur les tombes si on n'est pas Sullivan) est un film classique du genre "Rape and revenge". Alors pour les néophytes, oui il s'agit d'un genre à part entière, qui a notamment inspiré Kill Bill (pour ne citer que lui mais bon, y'en a un paquet.

 

Réalisé par Meir Zarchi avec Camille Keaton en vedette déterminée à laver son honneur, le film de 1978 nous dépeint la même ruralité pourrie de l'amérique des années 70, comme on a pu la croiser dans Délivrance (re) ou même dans Rambo quand le pauvre se fait conspuer par les méchants rednecks. Bref, c'est gai et le film rend bien cette ambiance, sans être plombé par la gravité de la situation. Ce qui est parfaitement normal, puisque ce n'est pas grave d'aller écrire dans un gite. C'est même agréable.

 

S'ensuivent les viols, et là c'est moins agréable. Filmé avec un certain réalisme et une réelle violence, qui apparentent le film à un snuff, le film nous montre surtout comme les choses peuvent vite basculer, entre une jeune femme qui n'a rien demandé à personne et un groupe d'hommes sous testostérone qui s'emmerde.

 

Suite à cette séquence, va commencer le fameux "revenge", et c'est un peu le truc qu'on attend. Et là on découvre ce que la jeune femme découvre elle-même : des mecs un peu paumés mais normaux, du style à avoir une famille, à aimer leurs gosses, et qui, individuellement, n'acceptent pas ce qu'ils ont fait et rejette là faute sur "le fameux copain, c'était son idée".

 

La bonne nouvelle c'est que leurs explications vaseuses n'ont aucun effet sur la frêle et délicate jeune victime, qui nous montre comment réagir quand on est emmerdé par une troupe de dalleux.

 

La qualité du film de 1978 réside dans la force du personnage, l'authenticité des actes (que ce soit les viols ou la vengeaison de copine), le rythme donné à l'ensemble. Après ça reste un film de genre, donc super télégraphié et on s'emmerde un peu, d'où la note moyenne.

 

 avant / après

 

Maintenant, abordons le film de 2010. Réalisé par Monroe, avec Sarah Butler. L'histoire est la même, sauf que cette fois la police y est mêlée. Message politique ? On s'en fout, le film aussi. On a plutôt l'impression d'une surenchère du nombre. Pourquoi faire ? Simplement parce que là, si on est dans le même film, on est plus à la même époque. Les Saw sont passés par là.

 

twa saw? sté des mous à côté de ce que je vais te faire

 

Oui, la partie vengeance est déplorable. C'est gore, c'est marrant, mais c'est quand même complètement con. Là où Jennifer78 tuait d'une façon crédible (un coup de hache dans la tête, c'est crédible), Jennifer10 elle arrive à soulever un homme de 90 kg avec ses mimines pour l'épingler sur un système très sophistiqué afin de le laisser crever lentement fondu dans la soude. Oui tu as bien lu, Mr T est passé par là pour la bricole, ou alors elle a passé beaucoup de temps en colonie à construire des pièges.

 

Qu'on ne se méprenne pas, je ne dénigre pas la force de la fille, après tout elle doit être super énervée, mais les éliminations sont une succession de séquences un peu gore, et qui n'offrent donc aucune crédibilité.

Par ailleurs, dans le film de 1978, il y avait un discours intéressant, l'un des violeurs indique que, s'ils ont fait ça, c'est qu'ils n'ont fait que suivre les signaux que la fille envoyait (genre le gros néon accroché dans son dos "violez-moi"). Ce genre de petite phrase tentait déjà à l'époque de signaler une culture du viol, et la très fameuse défense classique des violeurs : "en fait elle le voulait". En ce sens, le film a plus d'intérêt.

Dans le film de 2010, queud. Pourtant cette culture du viol est toujours présente, suffit d'ouvrir un papier pour s'en rendre compte. Alors pourquoi ne pas profiter d'un film de ce genre pour justement aborder (même légèrement hein, je sais qu'on est pas dans un pamphlet non plus) le sujet ? Déjà ça aurait donner un peu plus de saveur au film. Là en toute sincérité on a l'impression que le viol n'est qu'un prétexte, genre c'est pas important, ce qui l'est c'est qu'elle dézingue les mecs.

 

"much"

 

Bref, je colle la même note parce que le jeu de Sarah Butler est très impressionnant. Le film est assez bien filmé et il ne pêche que par ce léger excès de gore qui dessert son propos

 

J'ai rien compris pourquoi tu racontes ça

 

Oui, ça s'appelle un rambling c'est donc normal. Le but de cet article et donc le ...

TL:DR; est qu'on a deux films identiques, l'un étant le remake de l'autre, et que notre époque est bel et bien foutue car elle s'attache à la forme (violente, vide de sens) plutôt qu'au fond (renforcer notre prise de conscience sur le viol).

Voilà, ça fait du bien de râler contre notre époque. Pour l'histoire, notez que la version 2010 a bénéficié (peut-on dire ça ...) de 2 suites.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-08-2016, 13:17:58
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